Maire de Vesoul
Né le 26.11.1886 à Paris
Époux de Louise Cholley (veuve BRESSON)
Devenu Maire de Vesoul du fait de la démission du Maire en place .
17 juin 1940 : les Allemands sont entrés en vainqueurs à la préfecture où le préfet Jacques Henry les attendait. A six heures quarante cinq, ils arrivèrent à la mairie, montèrent au bureau du maire : un feldwebel passa sur le balcon et, sous les yeux de Georges Garret et de René Hologne, chargés de la suppléance après la démission de René Weil, il arracha le drapeau français et fit le salut nazi et cria : " Heil Hitler ".
Mort le 4 décembre 1944 à NEUENGAMME Allemagne.

Réné Hologne.
Maire de Vesoul il sut, aux heures tragiques de l’occupation, faire face à tous ses devoirs, tout en montrant à l’allemand son amour de la patrie, qui lui fallait dire, dès 1940 : << Quand reverrons-nous le drapeau français flotter sur la mairie >>.
Résistant convaincu, membre du Front National, il prit de lourdes responsabilités, hébergement de prisonniers évadés, de patriotes traqués, transmission de renseignements de la plus haute importance.
Son activité lui attira une surveillance de tous les instants de la part de la Gestapo, et, en mai 1944, il était arrêté. Transféré a Besançon, pendant de longs mois il subit la peine de cachot, puis fut déporté au camp d’extermination de Neuengamenn, où il mourut le 4 décembre 1944, ayant eu la joie d’entrevoir la victoire finale.
Le fils de Mme Bresson, Monsieur MAURICE Pierre, petit-fils de Monsieur Hologne, arrêté à Cerbère, alors qu’il rejoignait les Forces Française Libres, fut livré aux allemands par les espagnols, et mourut au camp de déportation de Gusen 2, le 10 mai 1945.
Il était originaire d’Echenons-la-Méline.
Kommandos dépendant de Mauthausen
Gusen I et Gusen II, destinés à la construction d'une usine souterraine, à Saint Georgen. L'effectif y était de 20 000 détenus et la mortalité effroyable (37 000 morts).
Mauthausen, Kommando de GusenKZ, Gusen II a été fondé officiellement
9 mars 1944 pour fournir le travail de prisonnier pour la construction de
l'usine souterraine de B8 Bergkristall-esche 2 *dans St.Georgen/Gusen
voisin. Environ 16.000 prisonniers ont été logés dans juste dix-neuf casernes
près de KZ Gusen I et ont été transférés par une ligne de chemin de fer spéciale
au chantier de construction de St.Georgen pour chaque décalage de
fonctionnement.
*Avec
plus de 50,000 m2 (environ longueur de tunnel de 10 kilomètres) une des
installations souterraines la plus grande Allemand qui ont atteint le statut
de production vers la fin de 1944. Selon des rapports alliés
d'intelligence, il était "un des usines souterraines les plus modernes
et la plupart des les plus complètes en Allemagne".

Bernard BRESSON
petit fils de mr HOLOGNE
enfance à ORAN (père instructeur d’aviation sur la base militaire)
engagé dans les commandos parachutistes
décédé 20.11.1944 à Belfort à 21 ans ( né en 1923 ?)1er
Groupement de Bataillon de Choc 

Médaille Militaire, délivrée à titre posthume, par décret 10.11.1948
NEUENGAMME
C’est en décembre 1938 que les SS créèrent le camp de Neuengamme, situé près de Hambourg, dans le nord de l’Allemagne. C’était un sous-camp de Sachsenhausen. Utilisant une entreprise de construction et de terrassement allemande pour opérer à Neuengamme, les SS amenèrent sur les lieux une centaine de prisonniers de Sachsenhausen pour commencer la construction du camp. Les SS prévoyaient d’utiliser la main-d’œuvre détenue pour rouvrir et moderniser une briqueterie de la région. Les prisonniers de Neuengamme furent par la suite astreints au travail forcé sur des chantiers, notamment l'aménagement du débit de l’Elbe et la construction du canal Dove-Elbe, dans le nord de l’Allemagne.
Neuengamme devint un camp de concentration indépendant en juin 1940. Ce mois-là, le nombre des détenus s’élevait à plus de 1 100. En juillet 1941, le nombre de prisonniers dépassait les 5 000. Le typhus demeurait un problème endémique du fait des conditions sanitaires déplorables et du surpeuplement chronique du camp. Plus d’un millier de prisonniers périrent au cours d’une épidémie de typhus qui se déclara en décembre 1941. En avril 1942, les SS achevèrent la construction d’un four crématoire. Les corps des prisonniers morts dans le camp étaient ordinairement emportés à Hambourg pour y être incinérés. A partir d’avril 1942, les corps furent brûlés dans le camp même et les cendres dispersées dans les jardins. Le taux de mortalité des prisonniers continuant à augmenter, les SS firent construire un second four crématoire.
En octobre 1942, les SS créèrent le camp de concentration de Druette, situé dans la ville de Watenstedt-Salzgitter, près de Brunswick. Ce camp, l’un des premiers et des plus importants des annexes de Neuengamme, devait fournir de la main d'œuvre aux usines d’armement Hermann Göring Werke. Lorsque la pénurie de main-d’œuvre s’aggrava en Allemagne, les SS développèrent l’exploitation des prisonniers des camps, surtout pour la production d’armements. Plus de 3 000 hommes de Neuengamme furent astreints à travailler à la production de munitions et de bombes pour l’armée allemande.
En octobre 1942, les SS ouvrirent également une autre annexe de Neuengamme à Brême. Le 17 avril 1943, six prisonniers du camp de Neuengamme périrent au cours d’un raid de l’armée de l’air alliée sur cette ville. Ces prisonniers faisaient partie des 700 détenus contraints à réparer les dommages causés par les bombes et à dégager les munitions non explosées des débris provoqués par les raids aériens. Au cours des raids aériens, il était interdit aux prisonniers d’utiliser les abris antiaériens.
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Lien sur le camp et la vie à Neuengamme http://perso.wanadoo.fr/vins.a/Neuengamme.htm